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Sinistre incendie assurance habitation
 

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puce Un monde de fou ... (le 18/08/2006 à 01h04)

Bonjour,
Mais quel est donc ce monde de fous où les gens et la société s’acharnent avec insistance à courir en marche arrière ...
Le 17 mars 2004, date noire à laquelle ma femme et moi-même avons failli périr à 3h00 du matin lors de l’incendie de notre maison dans le vieux bourg du petit village de Lamagdelaine (46090). Nous, nous sommes en vie, mais nous avons tout perdu : toutes nos affaires, de la plus grande valeur mobilière à la plus grande valeur sentimentale (nos six chats ... les photos, les instruments de musique, nos trois motos)...
Nous avons sauvé ce que nous avions sur le dos : c’est-à-dire nos alliances, un slip et un tee-shirt pour moi et une chemise de nuit pour ma femme ... c’est tout, car lorsque nous sortons de la maison en feu, par la fenêtre de notre chambre, le temps de réveiller notre voisin mitoyen ... il nous tend son téléphone ... qu’on donne l’alerte aux pompiers de Cahors ... et bien le toit était déjà en train de s’écrouler à la cave.
Nous avons été évacués par les pompiers à l’hôpital de Cahors, intoxiqués par une fumée si épaisse que l’on aurait pu la mâcher, ma femme les mains brûlées et pour moi la cornée des yeux brûlée également. Ce qui a entraîné le fait que je suis resté 4 jours dans le noir le plus complet à gamberger si je reverrais un jour... Pour vous dire la douleur des yeux brûlés : dites-vous que vous avez du verre pilés très fin entre la paupière et l’œil, et comme vous ne pouvez pas garder les yeux constamment ouvert , et bien vous êtes obligés de fermer les yeux , dans le noir (car vous ne supportez pas la lumière, aussi faible soit-elle, au travers des paupières) et vous fixez un point dans le noir pour ne pas faire « rouler » les yeux...
    Cette maison, c’était la maison d’enfance de ma femme, louée par ma belle mère durant plus de 20 ans, nous nous étions décidés à l’acheter finalement malgrés l’ampleur des travaux à réaliser dedans (on comptait tout reprendre : garder les murs et la toiture et refaire à neuf tout le reste). Pour cela, nous avons préemptés en juillet 2003 (le bail de location se terminant le 31 décembre 2003). Lors de la procédure pour obtenir un prêt immobilier, notre banque : la banque populaire occitane de Cahors piétine quelques peu, jusqu’à finalement aboutir à une offre de prêt correcte de la part de la banque au tout début mars 2004. Nous avons gardé cette offre de prêt 11 jours de réflexion imposés par la loi et avons renvoyé cette offre le lundi 15 mars au matin par voie postale ... et nous avons brûlé la nuit du mardi 16 au mercredi 17 mars 2004, à 3h00 du matin, qu’alors le notaire nous attendait pour passer l’acte de vente dans les jours qui suivaient...
    Nous étions heureusement assurés en tant que locataire par la banque populaire chez fructi-maaf (filiale de maaf assurance) même si cette dernière reconnaît elle-même que nous étions « sous-assurés ». ( N’y aurai-il pas alors du défaut de conseil de la part de la banque populaire, qui comme tous ses marchands d’argent vend tout et n’importe quoi, mais au final : à chacun son métier ... ) et la tutrice de la propriétaire (la propriétaire est trisomique et est sous curatelle) chez axa. 
    Le sinistre a provoqué la destruction totale de la maison (il ne reste que les murs et le conduit de cheminée), et en l’absence d’une quelconque association de défense des victimes d’incendie, nous nous sommes tournés vers une assistante sociale, qui, elle-même, nous a conseillé de consulter l’association ALAVI (association d'aides aux victimes)de Cahors. Ce que nous avons fait, nous avons rencontré une juriste qui au vu de la complexité de l’affaire nous a vivement recommandé de « prendre » un avocat. Nous avons donc sollicité les services de Maître A... de Cahors (qui après accord avec notre assurance) a pris notre dossier en charge. Sauf que nous avons signé une convention d’honoraires avec celui-ci, qui stipule que lorsque le plafond de la garantie défense recours de notre contrat serait atteinte, ce sera à nous de payer les frais de justice (n’ayant pas droit apparemment à l’aide juridictionnelle)...
    Entre temps sur les conseils de notre expert concernant les motos brûlées dans l’incendie, nous avons également mandaté un cabinet d’experts d’assurés : Luc expert à Toulouse...
     Notre avocat a donc procédé à une mise en référé pour obtenir une expertise judiciaire afin de déterminer l’origine du feu. Cette expertise a eu lieu le 15 juin 2004, et indique clairement que l’origine du sinistre est due à la vétusté de l’installation électrique. Or nous avions envoyé un courrier avec AR en janvier 2003 à la tutrice en lui indiquant divers problèmes : absence d’isolation, fuites dans le toit, risque de chutes de tuiles sur la voie publique du toit du garage... et des disfonctionnements électriques du a une trop grande vétusté... nous étions impatients d’acheter afin de démarrer les travaux au plus vite et sécuriser l’habitation par la réfection totale de l’installation.
    Dans son rapport, (le 28 novembre 2004), l’expert judiciaire détermine la pièce d’où est parti le feu, exclu formellement la faute de l’insert, mais indique aussi qu’il ne s’agit pas d’un vice de construction... c’est donc à nous de faire le lien cause à effet entre la vétusté de l’installation, le manque d’entretien qui incombe à la propriétaire, et le vice de construction. Car c’est bien le manque d’entretien qui entraîne la défaillance du système électrique.
    Et c’est là tout le problème, car de preuves et factures, il ne reste plus rien donc difficile d’apporter la preuve de ce que nous avions dans la maison. Notre avocat engage en notre nom une procédure judiciaire devant le Tribunal de Grande instance de Cahors (46000) et demande en plus du découvert de garantie une expertise judiciaire médicale pour préjudice physique et moral (nous avons été en arrêt maladie pour grave dépression : 5 mois pour ma femme et 6 mois pour mon cas). La maaf (qui nous offrait 5 nuits à l’hôtel ...) devant l’insistance de notre avocat a fini par nous verser « l’indemnité contractuelle » un an et demi après le sinistre ... et ayant elle-même son propre avocat, nous suit dans la procédure juste afin de se faire rembourser ce qu’elle nous a versé, mais pas pour le découvert de garantie... Quant à la garantie défense et recours, elle a été absorbée par les honoraires du cabinet Luc expert de Toulouse et nous, nous avons selon la convention avec notre avocat, payé 2900 euros environ à notre avocat pour en être où nous en sommes maintenant. Il faut savoir également que la maaf a refusée d’arrêter notre contrat que nous avons du continuer à payer la mensualité jusqu’au mois de novembre 2005, et maintenant que nous habitons en mobil home, elle refuse de nous assurer car nous représentons trop de risques (obligé de s’assurer ailleurs) et par dessus tout on a été obligé de payer la taxe d'habitation pour 2004 sans pouvoir se faire rembourser quoi que ce soit de la part des impôts pour la période du 17 mars 2004 au 31 décembre 2004...
 

     Nous avons plusieurs questions :
- Notre avocat ne devrait-il pas nous demander des témoignages d’amis, de la famille qui connaissaient la maison et sa vétusté ?

- N’y a t-il pas un moyen pour exiger de la maaf, le remboursement des frais déjà réglé par nos soins à notre avocat, et de part là, la contraindre à prendre en charge tous nos frais de justice (surtout en cas de perte du procès) ?
peut – on prétendre à une aide juridique , même partielle ?

- Vu la convention passée avec notre avocat, la longueur de la procédure, le nombre d’avocats en jeu, le peu de preuves (il nous reste que notre bonne foi et la blessure indélébile d’avoir failli mourir, d’avoir tout perdu) ; on risque de perdre ? donc de payer tous les frais de justice ? d’avoir à emprunter pour payer non pas notre maison mais d’en « rembourser » une à la propriétaire ?
Que nous faut-il faire pour nous faire entendre ? devons nous déposer une plainte ?
Nous sommes victimes et on va être condamnés à payer toute notre vie ... c’est à n’y rien comprendre, je ne sais pas comment on va s’en sortir mais nous avons vraiment besoin d’aide !!!  Sous n’importe quelle forme que ce soit mais si vous pouvez faire quelque chose pour nous aider, contactez nous :  (également par MSN : meme adresse ci dessous )

            thc2roues@hotmail.fr

Ne sachant plus que faire ni vers qui me tourner, je me dis que quelqu'un finira bien par m'aider ou m'aider à contacter un bon service juridique, même si j'ai plus un sou et que j'habite désormais en mobil home...






Nota : il faut savoir que la propriétaire, trisomique, était sous tutelle d’une dame qui représentait pour nous la propriétaire, et qu’ensuite, c’est un service de tutelle A... qui se présente contre nous.

Également, pour mesurer l’ampleur du sinistre, nous avons une valeur du mobilier en valeur à neuf de 311 471 euros, avec à déduire la somme de 21634 euros (valeur inscrite sur notre contrat d’assurance).
Soit un découvert de garantie (vétusté de 30% déduite) de 196 395 euros (qu’alors les experts d’assurés ont laissé appliquer un taux de 70% !!! soit 91547 euros comme plafond d’indemnisation possible si le tribunal nous donne raison ...)
À rajouter 20 000 euros, pour le trouble de jouissance subi et les perturbations causées dans notre condition de vie, en grande partie liées au retard d’indemnisation.
Et également 2000 euros en application de l’article 700 du nouveau code de procédure civile.

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